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Glossaire

Le vocabulaire du transport de personnes, en clair

Une course, un forfait, une mise à disposition, une amplitude, une licence de transport intérieur, un macaron, un e-reporting : ces mots reviennent dans tous les échanges du métier, et personne ne prend jamais le temps de les définir. Voici ce qu'ils veulent dire, en une à trois phrases, rangés par thème.

Exploitation

Les mots que vous employez tous les jours pour décrire une prestation, une journée de conduite et ce qui se passe sur la route.

  • Course

    Prestation élémentaire du transport de personnes : un trajet d'un point de prise en charge à un point de dépose, pour un passager ou un petit groupe. C'est aussi l'unité qui sert de base au prix de Logipax, qui se compte en courses et non en utilisateurs.

  • Forfait

    Prix fixé à l'avance pour un trajet donné, quels que soient le temps passé et le kilométrage réel. Les liaisons vers un aéroport ou une gare se vendent presque toujours au forfait, à partir d'une grille par zone.

  • Mise à disposition

    Le véhicule et son conducteur sont réservés pour une durée, pas pour un trajet. La facturation se fait à l'heure ou à la journée, avec les heures supplémentaires et les majorations de nuit. Le client dispose de la voiture pendant toute la période convenue.

  • Prise en charge

    Le lieu et l'heure où le conducteur récupère le passager. C'est le premier point d'une course, et le pointage de cette étape par le conducteur déclenche le suivi côté bureau.

  • Dépose

    Le lieu où le passager est laissé, et la dernière étape de la course. Une course peut compter plusieurs déposes quand les passagers ne descendent pas au même endroit.

  • No-show

    Passager qui ne se présente pas au point de prise en charge dans le délai d'attente prévu. Le conducteur le déclare depuis son application : la course reste tracée et peut être facturée selon vos conditions.

  • Feuille de route

    Le document de travail du conducteur pour un service : points de rendez-vous, horaires, itinéraire et coordonnées du groupe. Elle part sur son téléphone, et il pointe ses étapes dessus.

  • Amplitude

    Temps total écoulé entre la prise de service d'un conducteur et la fin de sa journée, pauses comprises. C'est cette durée, et pas seulement le temps passé au volant, qui déclenche les alertes du planning.

  • Coupure

    Interruption prévue au milieu de la journée d'un conducteur, entre deux périodes de travail. Ce n'est pas du temps de conduite, mais cela allonge l'amplitude : deux vacations séparées par une longue coupure remplissent vite une journée.

  • Temps de conduite

    Temps passé au volant, à distinguer de l'amplitude et du temps de service. Pour les véhicules de plus de neuf places, il est encadré par la réglementation européenne et relevé par l'appareil de contrôle. Logipax calcule le temps de service et l'amplitude à partir des pointages : c'est une aide à l'exploitation, pas un relevé légal.

  • Service occasionnel

    Transport d'un groupe constitué à l'avance, sur un trajet et à une date convenus, sans horaire publié : un congrès, un voyage scolaire, un transfert de groupe.

  • Service régulier

    Transport assuré selon des horaires et un itinéraire déterminés, avec des points d'arrêt définis où les voyageurs montent et descendent. Les circuits scolaires en relèvent le plus souvent.

  • Double équipage

    Deux conducteurs à bord du même véhicule sur un même service, pour couvrir une amplitude qu'un seul ne pourrait pas tenir. Courant sur les voyages de tourisme de plusieurs jours et sur les longues distances.

Réglementation

Les titres, les registres et les contrôles du droit français (pour la Belgique, la Suisse, le Luxembourg et le Maroc, voir les guides par pays). C'est là que se joue la différence entre un VTC, un taxi et un transporteur sous licence, et c'est ce qu'un contrôle vous demande de présenter.

  • T3P

    Transport public particulier de personnes : la catégorie réglementaire qui réunit les taxis, les VTC et les véhicules motorisés à deux ou trois roues. L'examen d'accès à la profession de conducteur porte ce nom et il est organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat.

  • Carte professionnelle VTC

    La carte du conducteur, délivrée par la préfecture après la réussite de l'examen T3P, un certificat médical d'un médecin agréé et la présentation du bulletin numéro 2 du casier judiciaire. Elle est valable cinq ans, et son expiration immobilise le conducteur.

  • Registre des exploitants VTC

    Le registre national où toute entreprise qui exploite des VTC doit être inscrite avant de faire rouler un véhicule. L'inscription vaut cinq ans, et c'est depuis cet espace que se commandent les vignettes des véhicules.

  • Macaron

    La vignette VTC, apposée sur le pare-brise et la lunette arrière de chaque véhicule utilisé en VTC. Elle se commande véhicule par véhicule depuis l'espace de l'entreprise sur le registre des exploitants. Lors d'un contrôle, un macaron mal placé équivaut à un macaron absent.

  • Maraude

    Le fait de circuler ou de stationner sur la voie publique en quête de clients. Elle est réservée aux taxis, dans le ressort de leur autorisation de stationnement. Un VTC doit disposer d'une réservation préalable et ne peut pas attendre le client sur la voie publique.

  • ADS

    Autorisation de stationnement, la « plaque » du taxi. Elle rattache le taxi à un ressort géographique où il peut stationner et prendre des clients sans réservation préalable. C'est précisément ce dont un VTC ne dispose pas.

  • LOTI

    Loi d'orientation des transports intérieurs, du 30 décembre 1982. Dans le langage du métier, « rouler en LOTI » désigne le transport public routier collectif de personnes : l'entreprise détient une licence de transport intérieur et vend une prestation à un groupe, pas un trajet à un passager isolé.

  • Licence de transport intérieur

    Le titre d'exploitation du transport public routier de personnes, délivré par le service régional de l'État. Une copie conforme doit se trouver à bord de chaque véhicule. Elle suppose un gestionnaire de transport titulaire de l'attestation de capacité, une capacité financière et l'honorabilité professionnelle.

  • Attestation de capacité professionnelle

    Le titre qui permet d'exercer la fonction de gestionnaire de transport. Il concerne l'exploitant et non le conducteur, et s'obtient par un examen organisé une fois par an par les services de l'État, par équivalence de diplôme ou par expérience. Aucune attestation de capacité n'est exigée pour exploiter en VTC.

  • Capacité financière

    Les fonds propres que l'entreprise de transport public routier doit justifier pour rester inscrite au registre : 1 500 euros par véhicule n'excédant pas neuf places, 9 000 euros pour le premier véhicule au-delà et 5 000 euros par véhicule suivant. C'est de la trésorerie immobilisée, à prévoir avant de démarrer.

  • Honorabilité professionnelle

    Condition d'accès et de maintien dans la profession. Elle s'apprécie sur l'entreprise, ses représentants légaux et le gestionnaire de transport, et se vérifie notamment sur le bulletin numéro 2 du casier judiciaire.

  • Gestionnaire de transport

    La personne qui dirige effectivement l'activité de transport de l'entreprise. Elle doit détenir l'attestation de capacité professionnelle, et son honorabilité conditionne celle de l'entreprise.

  • Registre des transporteurs

    Le registre tenu par le service régional de l'État où sont inscrites les entreprises de transport public routier de personnes. L'inscription conditionne la délivrance de la licence et de ses copies conformes.

  • TPMR

    Transport de personnes à mobilité réduite. Désigne aussi bien l'activité que les véhicules aménagés pour l'assurer : plancher surbaissé ou rampe, points d'ancrage du fauteuil, place pour l'accompagnant. Le transport médico-social et le transport à la demande en relèvent souvent.

  • ZFE

    Zone à faibles émissions. Périmètre urbain où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte selon leur vignette Crit'Air. Les règles et les périmètres varient d'une agglomération à l'autre et ont changé plusieurs fois : vérifiez celles des villes que vous desservez.

  • Grande remise

    L'ancien nom de l'activité, encadrée par un décret de 1954. La loi du 22 juillet 2009 l'a ouverte sous l'appellation voiture de tourisme avec chauffeur, puis la loi du 1er octobre 2014 a remplacé « tourisme » par « transport ». Le terme reste employé pour le haut de gamme.

Commercial

Qui commande, qui paie, qui roule. Les confusions de vocabulaire y coûtent des factures envoyées au mauvais interlocuteur et des marges découvertes trop tard.

  • Donneur d'ordre

    La personne qui commande la course. Chez un grand compte, c'est souvent un collaborateur ou une assistante, qui commande depuis son espace client alors que la facture part à l'entreprise.

  • Commanditaire

    L'entreprise qui reçoit la facture, souvent une fois par mois, quand plusieurs de ses collaborateurs commandent chacun de leur côté. Distinguer le commanditaire du donneur d'ordre évite d'envoyer douze factures là où une seule est attendue.

  • Sous-traitance

    Confier l'exécution d'une course à un autre transporteur en restant responsable de la prestation devant votre client. Au-delà de 5 000 euros hors taxes sur un contrat, le donneur d'ordre doit vérifier les pièces de son sous-traitant à la conclusion, puis tous les six mois.

  • Grille tarifaire

    Le tableau qui donne le prix d'une prestation selon la zone, la catégorie de véhicule, la prestation et le moment de la journée. Dans Logipax, chaque ligne porte aussi le tarif payé au partenaire : la marge apparaît dès la saisie de la course.

Facturation et conformité

Le vocabulaire de la facturation électronique, obligatoire en France à partir de septembre 2026 (réception pour toutes les entreprises, émission pour les grandes entreprises et les ETI), puis de septembre 2027 (PME, TPE et micro-entreprises). Il est déjà en usage chez vos donneurs d'ordre les plus structurés.

  • Plateforme agréée

    Une société habilitée par l'administration fiscale à transporter vos factures électroniques. Logipax est raccordé à iopole, plateforme agréée : l'agrément est celui d'iopole, vous n'avez pas d'abonnement supplémentaire à souscrire.

  • Factur-X

    Le format français le plus répandu : un PDF lisible par un humain, avec un fichier de données caché à l'intérieur que les logiciels savent lire tout seuls.

  • Chorus Pro

    Le guichet par lequel passent les factures destinées aux administrations et aux collectivités. C'est déjà obligatoire, et cela concerne beaucoup de transporteurs scolaires et de transport à la demande.

  • E-reporting

    L'obligation de transmettre à l'administration des informations sur les ventes qui ne passent pas par une facture entre entreprises, en particulier celles faites à des particuliers.

  • UBL et PEPPOL

    Le format et le réseau utilisés dans le reste de l'Europe, notamment en Belgique où la facture électronique entre entreprises est obligatoire depuis janvier 2026. Logipax les gère aussi.

  • EN 16931

    La norme européenne qui définit ce que doit contenir une facture électronique. Factur-X comme UBL s'y conforment : c'est ce qui permet à deux logiciels différents de se comprendre.

  • Mandat de facturation

    L'écrit par lequel votre sous-traitant vous autorise à émettre ses factures à sa place. Sans ce mandat signé, et sans la mention prévue sur le document, l'auto-facturation n'est pas régulière.

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